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Marcel Aymé est un écrivain, dramaturge, nouvelliste, scénariste et essayiste français. Elle reçut un jour, la visite d’une dame de noble allure qui l’entretint des qualités de coeur et de l’amour du prochain Asclépios, dieu de la médecine, est celui qui trouva comment faire revivre les gens en voyant un serpent amener une feuille dans la bouche d’un autre, le relevant en même temps. De sorte que, lorsque la fin Octobre approcha, la femme avait pris sa décision: Voici deux textes la concernant.

Nom: la vouivre
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Une bien belle légende qui inspira le Loup Blanc, il y a quelques années déjà. Y compris le maire et le curé qui, ici, reprennent un thème cher à Marcel Aymé: Elle pose alors un instant son escarboucle et sa couronne au bord de la source. Il y a une galerie de personnages truculents qu’il serait trop long de lister ici. Mais Arsène est un paysan prudent, à la fois réaliste et tendre, il est déjà amoureux d’une fille du pays, Juliette Mindeur. Chaque village veut sa vouivre, et pour la justifier tout est bon:

Vouivrre le texte suivant, extrait de » L’héritage de la terre Franc-Comtoise  » de Bernadette Maréchal, un soir dans une clairière, une assemblée, reçoit l’étrange visite d’une fée qui leur parle de la Vouivre. Une voix douce et féminine soudain s’élève. Et cette voix de nulle part, nous étreint C’est une voix vouivrs, si légère et si pure qu’on la dirait chantée dans le vent par une fée de légende.

Le silence envahit la clairière et, à nouveau, le vent glisse sur le sol et sur nos joues, la caresse furtive de son souffle tiède et parfumé.

Une étincelle s’envole du foyer et trace dans la nuit, un signe mystérieux. Une forme blanche et vaporeuse s’approche lentement; on la distingue mal, son voile léger teinté de lune, se mêle à la fumée opaque et scintille des mêmes éclats éphémères que les étoiles du ciel Maintenant on la voit!

Oui c’est une fée! Si belle que nul ne peut décrire Si immatérielle qu’on la dirait voler! Chacun est pétrifié et l’instant d’une seconde, une angoissante impression d’être seul, vivant, parmi les personnages d’un théâtre de cire Que se passe-t-il donc ici!! Et la belle s’est tue et coule vers le feu son regard baissé. Son regard inquiétant qu’elle emprisonne sous ses paupières d’ivoire, mais qui brûle ses cils d’un éclat d’émeraude.

La Vouivre – le geobiophile

Et sa voix reprend à nouveau, un chapelet de notes qui tintent dans l’espace comme des campanules:. Femme serpent je suis, serpent ailé elle est, qui traverse la nuit pour boire aux sources claires. Vêtue d’écailles noires, elle porte sur le front une petite boule brillante comme la lune. Au creux de la source, elle fouette l’eau de sa vouivrr et provoque l’écume.

On la voyait s’y reposer, tranquille, au fond de l’eau ou brille sa lumière. Quand elle traverse le ciel, les enfants ferment les yeux et les vieillards se signent. On appelait « château de la vouivre », les murgers. Elle est à Barésia au murger de la vouivre, elle est une rivière tout près de Champagnole et a donné son nom à de nombreux lieux-dits, « Vouaivre », « Vaivre », « Voucho », « Givre ».

« La Vouivre » de Marcel Aymé – Cafards at home

Elle est serpent de feu, ailé et lumineux. Elle est petite ou grande et porte une escarboucle ardente comme une braise, de valeur inestimable. Pour briller plus encore, elle colle sur son corps, pierres précieuses, or ou bijoux dérobés. Elle habite en châteaux et donjons ruinés, cavernes et abbayes. On la rencontre à la fontaine miraculeuse du Héron de Ruffey quand elle siège à Arlay. Elle est au château de l’Aigle, s’envole d’Oliferne à Dramelay.

La vouivre du Mont rond y défend un trésor; elle en chassa un voleur qui, priant la sainte Vierge, parvint à se sauver vers les premières maisons où il s’évanouit. Il fit construire en souvenir de sa grâce accordée, un oratoire à Marie. On tenta de lui ôter son trésor à Valempoulière en Elle y buvait à la source de la Doye.

En val de Mièges, elle est gardienne de grandes richesses au communal du pré du seigneur Fraroz et ne sort qu’à la chandeleur. Celle de Jasseron fut célèbre. Elle se baigne dans l’Ain, la Bienne et la sernière, dit-on, fit tuée à Condes.

La Vouivre, cette légende qui donne naissance à la Loue

Enon vit une vouivre à Pagney. Un habitant descendu dans un gouffre s’y trouvera confronté et on la vit traverser les airs comme une barre de feu pour aller boire, son diamant posé à côté d’elle. Enon la vit aussi traverser la Loue près du pont de Belmont pour aller du Mont Roland à la vieille tour de Vadans. On la vit à Bans en route vers Vadans. Son corps de serpent, ses ailes, son escarboucle et un globe lumineux qui paraissait la précéder d’une coudée y répandront une grande lumière On la voit aussi à la fontaine au pied du château de Chambéria, à Chisséria, à Dramelay où elle voltige souvent dans le bois de la fée à la base de la montagne pour s’en aller ensuite dans la tour de Montcroissant.

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A Cressia, à la source de Belle-Brune, au château d’Étoile, à la fontaine du Bonhomme, au château de Fétigny, à la source du ruisseau de Dessous-roche, à Larnaud, à l’étang de Tartres, à Marigna sur Valouse où elle boit tous les soirs au ruisseau de Valouson, dans la forêt de Leute près de Marigny, elle vole d’une montagne à l’autre au-dessus du lac de Chalain, on la voit aussi s’envoler du château de Mirebel à celui de Montmorot.

D’ailleurs, Gargantua, lorsqu’il ouvrit la roche de Cogna pour boire au ruisseau du Drouvenan tarit sa source et notre vouivre dut désormais aller à la fontaine « sous les blanchets ». Elle hante les châteaux de Presilly, Binans, Publy, Beauregard, d’Augea, du Frasnois, de Passenans, Pelapucin près de Rothonay, de Vernantois, de la Roche Thévenot près de Saint-Hymethière d’où elle partait chaque soir vers la Valouse, du Mont Poupet près de Salins, de Vaugrenans près Pagnoz, où on la confond parfois avec un monstre gardant un trésor; trois jeunes gens tentèrent de dérober ce dernier lorsque l’horrible créature les chargeant sur son dos, en déposa un au sommet du Mont Poupet, le deuxième dans la forêt de Chaux et le dernier dans les fossés du château de Vadans.

Elle boit aux fontaine de Feurs, la Tour du Meix, à la Serpentine à Chapois, à la fontaine du château d’Aresches, à celle de Viaux de Medzet, elle se baigne dans la source du ruisseau de Dessiège, on la voit près de Champagnole à la côte de Montrivel. Chacun avait sa vouivre Près d’Echalon, en Bugey, au lac Genin, lieu bénéfique au corps et à l’esprit, existait un château occupé par une princesse très belle mais aussi très cruelle.

Elle terrorisait ses serfs en leur réclamant de grandes parts de leurs récoltes. Elle reçut un jour, la visite d’une dame de noble allure qui l’entretint des qualités de coeur et de l’amour du prochain En punition, elle fut transformée en vouivre Dès lors on la vit déposer son escarboucle sur les berges du lac avant de s’y baigner.

Cette vouivre du lac Genin est redoutée de tous; elle causa la mort de plusieurs paysans La vouivre de Condes est morte Il apporta un cuvier à l’endroit qu’elle affectionnait et se glissa dessous.

la vouivre

Il demeura là, sans faire de bruit et quand la vouivre déposa son diamant sur viuivre pré, il réussit à sen emparer. La bête, lorsqu’elle s’aperçut du larcin, se précipita furieuse contre le cuvier. Mais notre rusé compère en avait hérissé l’extérieur de clous pointus. La vouivre s’embrocha et périt de ses blessures. Mais l’homme ne jouit pas longtemps de son trésor, il mourut peu de temps après, sans avoir pu trouver quelqu’un au pays assez riche pour lui payer l’escarboucle.

On ne sait ce qu’est devenu cet inestimable joyau. La vouivre est une figure comtoise, sans doute un des souvenirs bouivre plus importants qu’ait laissé en France la tradition celtique. Elle est la survivante de ces divinités des sources qu’adoraient les gaulois et qui se comptaient par milliers, elle a transporté à gouivre les âges, l’une des croyances les plus populaires de la Gaule antique.

Cette croyance fort répandue à son époque, où la conquête vouifre était toute récente, Pline l’Ancien la rapporte en ces termes:. En été, vokivre myriades de serpents se rassemblent et s’enlacent collés les uns aux autres par leur bave et par l’écume qui vpuivre de leur corps, ils façonnent une boule appelée oeuf de serpent.

Les druides disent que cet oeuf est soutenu en l’air par les sifflements des reptiles et qu’il faut le recevoir dans un manteau avant qu’il ait touché terre. En outre le ravisseur doit s’enfuit à cheval car les serpents le poursuivent jusqu’à ce qu’il ait vouivrre une rivière entre eux et lui. Cet oeuf est reconnaissable à ce qu’il flotte sur l’eau même attaché à un morceau d’or J’ai vu moi-même un de ces oeufs, qui était de la grosseur d’une pomme moyenne Chaque village veut sa vouivre, et pour la justifier tout est bon: Il semble difficile de leur trouver une justification, un enseignement, et les rapporteurs de cette croyance en la traitant « par dessus la jambe » ne sont parvenus qu’à la déconsidérer.

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On peut le regretter, car l’importance de la présence des vouivres sur ce sol particulier doit forcément avoir une raison profonde.

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Son mystère réside bien chez nous. On la décrit comme on peut.

Simple couleuvre ou bête monstrueuse, et même sous la forme d’un « taureau emplumé » à Vaugrenans. Une nuit, mes yeux furent vouibre d’une grande lumière, je les levai vers le ciel et je distinguai clairement le serpent de flamme. Vous l’eussiez pris volontiers pour une étoile filante, un météore ». Dans les ruines de la forteresse d’Arlay, que Louis XIV fit démanteler, logent bien évidemment toutes sortes de reptiles.

Avant d’être remplacés par des faux-monnayeurs, qui trouvèrent là une cachette repoussante aux curieux, le serpent ailé gardait un trésor dans ses caves voûtées. A la même époque que le précédent témoignage, Bonaventure Abryd’Arcier rapporte ceux de quelques vieillards: Sa tête était pourvue d’oreilles; elle manquait de pattes, mais elle possédait des gouivre semblables à celles de la chauve-souris. Elle se nourrissait d’insectes et de reptiles et n’avait jamais touché aux fruits des vergers ou des vignes.

Elle sortait rarement et seulement pendant les nuits d’été très obscures. Voiuvre l’apercevait alors très facilement, car l’extrémité de sa queue était lumineuse comme celle d’un vers luisant, et de son vol rapide elle laissait derrière elle comme une traînée de lumière. Il paraît que, versun soldat lui ayant tiré un coup de fusil, elle disparut pour toujours ». A côté de cette couleuvre, il faut opposer la vouivre de Pugney, découverte dans un gouffre qu’un effondrement de terrain révéla en Un homme s’y fit descendre, la légende le nomme Dole, le Journal de Dole du 25 septembre le prénomme Jacques et rapporte la description qu’il fit du monstre: Une monstrueuse crête en dents de scie parcourt tout son corps qui est recouvert d’écailles grosse comme des boucliers.

Ses courtes pattes trapues ne lui permettent pas une marche rapide ». En dessous de Clairvaux, une espèce de minotaure écumait les rives de l’Ain, et les habitants de Soucia durent conclure un marché avec lui pour limiter ses dégâts.

Deux vierges lui seraient offertes tous les ans. Les jeunes gens à marier ne l’entendirent pas de la même façon; une année pour sauver les victimes prochaines, ils s’attaquèrent au dragon. Dans l’affrontement, le monstre reçut plusieurs blessures, mais à chaque fois il suçait le sang qui en coulait et en gouivre des forces nouvelles.

Malgré leur vaillance, les garçons durent donc battre en retraite, ils allèrent prendre l’avis d’un spécialiste du problème, c’est à dire qu’ils invoquèrent Saint-Georges. Le jour de sa fête, ils affrontèrent à nouveau la bête alors que s’abattait une exceptionnelle froidure; cette fois le sang du dragon gela à chacune de ses blessures et il en mourut.

A côté de ces monstres, on trouve d’autres fausses vouivres que l’on va jusqu’à appeler fées, puis sirènes, femmes serpents, et même Mélusine comme à Vadans les Arbois.

Cette Mélusine est à considérer tout à fait à part; cette princesse d’Albanie condamnée pour parricide à l’état de demi-femme et de demi-poisson, est à l’origine de la maison des Poitiers par son mariage avec le sire de Lusignan, ou avec Raimondin, fils du comte de Forez. Que ce soit l’un voiivre l’autre, on peut s’étonner que ces seigneurs, qui eurent une nombreuse descendance, ne s’aperçurent que bien tard de sa nature Voici un autre phénomène, que l’on confond aussi avec Mélusine par son origine et avec la vouivre par son nom.